Si l’embouchure de l’Adour ce trouve à Bayonne, les effets de la marée ce ressentent à des kilomètres dans les terres, aussi bien sur les bords de la Nive que dans l’Adour. Les marées inondent les grandes plaines longeant les berges dans l’intérieur des terres formant un trait d’union essentiel entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. Dans les Landes et les Pyrénées Atlantiques, on les appellent les Barthes
Vieilles de plus de 3000 ans, “les barthes” serait un terme d’origine Gauloise signifiant “fonds marécageux”. C’est un milieu typique de la région qui correspond au lit majeur de l’Adour caractérisé par une faible pense que les eaux des crues et des ruissellement provenant des terrasses et des coteaux transforment en marécages. Dans ces vastes étendues d’eau, d’herbe et de monticules jonchés d’arbres alignés (les baradeaux).
Berceau d’une incroyable biodiversité, les Barthes jouent un role écologique et économique vital pour la région. Une flore, une faune et une agriculture spécifique et exceptionnelle y ont trouvé refuge. Cette nature, travaillée par l’homme à l’état pur est seulement troublée par l’envol des cigognes, le cri d’une bécasse ou l’ombre d’un héron cendré. Ces milieux humides favorisent le développement d’une flore spécifique répertoriée par l’Office National de Fôrets ONF tels que des plantes carnivores, des aulnes ou le cyprès chauve.

Barthes de Saubusse de Alex Bouvet sur 500px.com


Retrouvez l’article
sur le blog
paysbasqueinedit.fr

Retrouvez
le lieu sur
Google Map